
Narbonne le 15 Aout 1944
Le 15 août 1944 à 8h du matin, Pierre Rougé un Résistant et président du comité de la Libération de Narbonne, entend par Radio des nouvelles de Londres qui affirme que les Alliés ont débarqué en Provence. Aussitôt, il organise les actions dans sa ville. Pendant trois jours, plusieurs résistants vont entreprendre le sabotage des câbles de télécommunications. Si, dès le 18 août, la défaite allemande est annoncée, les troupes ennemies commencent à partir de la ville, la victoire n’est pas complètement acquise. Une partie des Allemand reste à Narbonne et les représailles menacent la population. Depuis la terrasse du café « La cigale », sur la place des Pyrénées, les résistants se relaient pour surveiller « le défilé ininterrompu des soldats allemands qui remontent vers Dijon, comme le raconte Pierre Rougé dans son ouvrage « Le révolté ».
Les Allemand exigent la mise à leur disposition d’un train pour le 21 août, sans quoi ils exécuteront 200 otages ! Le convoi partira bien mais sera mitraillé par les troupes aériennes alliées entre Coursan et Villeneuve-lès-Béziers, un peu après 16 h. Des centaines de soldats Allemands ont pris place à bord des wagons… L’attaque fera 600 morts, dont les deux mécaniciens du dépôt de la gare de Narbonne. Les actions, pilotées par la résistance, vont se poursuivre jusqu’au 30 août 1944. Dès lors, la liberté sera retrouvée.
Deux hommes du dépôt de Narbonne
Lucien Bouthié et André Planchon
« Le 21 Août, à 21 heures, une colonne motorisée allemande de cinq véhicules a pris position place des Pyrénées, fusils et mitrailleuses en batterie. Tout habillés de noir, ils avaient un aspect terrible. Les commerçants de l’avenue de Toulouse sortaient par curiosité. Il fallut faire rentrer tout le monde. Après une demi-heure d’observation, la colonne se retire curieusement en direction de Perpignan. Ils étaient venus en éclaireurs car ils voulaient traverser Narbonne avec leur troupe forte de 1200 à 1800 hommes appartenant à la Kriegsmarine…


Germain Baillat
Pour les Narbonnais, qui l’ont connu, son nom évoque la résistance narbonnaise. Germain Baillat connu sous le nom « Chichou », témoignait souvent de ce passé douloureux mais toujours avec une certaine retenue…
Le 19 octobre 1941, il est arrêté sur dénonciation comme d’autres narbonnais ce même jour. Ils seront torturés puis transférés à la prison militaire de Montpellier. Le 11 novembre 1941, condamné à 15 ans de travaux forcés, il est transféré à la prison de Carcassonne avec Gabriel Pelouze, Soriano, Ayora, Sentenac, Ibarra, Peyre, Carbonel, ils y resteront 2 ans. En octobre 1943 il est emprisonné à la Centrale d’Eysses où il retrouve quelques Narbonnais : Canet, Peyre, Prax, Roussel, « au préau des travailleurs ». Puis, Germain Baillat est transféré à Dachau, sous le matricule 73040, d’où il sera libéré en mai 1945 par les Américains. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux témoins de cette page d’Histoire. Né à Narbonne le 20 novembre 1922, Germain Baillat était officier de la légion d’honneur, décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre. Être présent aux temps du souvenir était un devoir dont il s’acquittait toujours. Il avait choisi la route la plus rude : celle de l’honneur. Il restera dans nos mémoires comme un homme de convictions et d’engagement. » Lise Alvarez Il nous a quitté à l’âge de 87 ans, il repose au Cimetière de Crabit.
Ecrit de Joseph Bajolle
Extrait du livre: La Résistance Audoise « Fin 1940 l’organisation « Combat » se constitue à Narbonne à la suite de la visite d’un jeune agent de liaison se faisant appeler « Stéphane, descendu à l’Hôtel de la Dorade, et qui cherchait des contacts au Grand Café Glacier…en liant conversation avec quelques habitués du café, ils s’en furent chez le Dr Achille LACROIX, maire de la ville, qui avait été révoqué par le gouvernement de Vichy. C’est ainsi que naquit Combat à Narbonne. La ville était divisée en quatre quartiers ayant pour limites le Canal de La Robine d’une part et d’autre part la rue Droite, prolongée par la rue du Pont des Marchands.

Photos
Vous trouverez ci-dessous des photos de la libération de Narbonne, les Allemands quittant la ville et le défiler des résistant et le rassemblement civil sur les barques.





du succès rapide de cette attaque, avec une avancée profonde en vingt-quatre heures, a déclenché une insurrection populaire dans Paris. En deux semaines la Provence aura été libérée. Digne et Sisteron sont atteintes le 19 août, Gap le 20 août. Grenoble est prise le 22 août (soit 83 jours avant la date prévue[réf. nécessaire]), Toulon le 23 août, Montélimar le 28 août, Marseille le 29 août et Lyon le 3 septembre . Les forces alliées, remontant la vallée du Rhône, rejoindront le 12 septembre, à Nod-sur-Seine vers Montbard, au cœur de la Bourgogne, celles du front de l’ouest.












